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Février 2012
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L’agrandissement du domaine et du manoir

Avec l’augmentation du nombre de pensionnaires, on se sent à l’étroit depuis plusieurs années dans les murs du manoir centenaire. En 1952, enfin, est inaugurée une aile nouvelle, le pavillon Thibault, qui permet d’accepter davantage de candidats tout en disposant d’installations plus adéquates. Lors des « Fêtes du Cinquantenaire », les 15 « juvénistes » de 1902 sont devenus les 150 séminaristes de 1952, étudiants d’un collège classique affilié à l’Université de Montréal depuis 1940.

Avec les ans, le domaine du juvénat Saint-Tharcisius s’agrandit. Le 4 octobre 1912, c’est la succession Masson qui cède le terrain qui s’étendait au-delà du mur de pierre arrière et qui allait constituer la cour du Juvénat. Cette cour se déploie plus tard vers l’est par la cession, le 12 novembre 1951, d’une bande de terrain que la Commission scolaire de Terrebonne acquiert de la succession Masson. Enfin, le 24 juillet 1961, la succession de Roderick Masson vend aux Pères, avec le jardin (côté ouest), ce qu’on appelait « la terre à Roddy », ce grand espace qui s’étendait jusqu’à l’étang (l’actuel boulevard des Seigneurs).

Les exigences des nouveaux programmes de formation classique pressent bientôt les Pères de bâtir à nouveau afin de doter le séminaire de laboratoires, d’une bibliothèque plus complète, de salles de cours et d’études additionnelles. Le bâtiment, inauguré en 1962, porte le nom Eymard, en l’honneur du fondateur des pères du Très-Saint-Sacrement canonisé durant la même année.

L’inauguration de ce pavillon coïncide avec l’entrée de la société québécoise dans une période d'évolution rapide aux plans éducatif, religieux et social. C’est ce qu’on a connu sous le nom de Révolution tranquille. Ses impacts sur le séminaire sont considérables : les structures du système d’éducation sont complètement modifiées et les vocations religieuses parmi les étudiants se raréfient. Les pères du Très-Saint-Sacrement, qui ne font pas partie d’une congrégation enseignante, ont de plus en plus de difficultés à fournir le personnel nécessaire à la bonne marche de la maison.