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Joseph Masson, seigneur de Terrebonne

Joseph Masson, seigneur de Terrebonne

L’Honorable Joseph Masson a occupé une place de premier plan dans la société de son époque. Né à Saint-Eustache en 1791, fils de menuisier, il est « placé » très jeune comme commis au magasin général de son village. En 1812, il passe au service de Hugh Robert Son & Co, un grossiste de Montréal, dont il devient bientôt l’associé. En 1818, il épouse Marie-Geneviève-Sophie Raymond. Ils ont plusieurs enfants dont certains mourront en bas âge.

D’une foi chrétienne bien enracinée, c’est un travailleur acharné, honnête et estimé de tous. Tout en bâtissant sa fortune, il participe à tous les grands projets de son époque : construction de la basilique Notre-Dame, creusage du canal Lachine, construction du premier chemin de fer canadien entre le Richelieu et le Saint-Laurent. Vice-président de la ville de Montréal, il sera choisi comme Conseiller législatif du Bas-Canada en 1834.

En 1832, Joseph Masson se porte acquéreur de la seigneurie de Terrebonne, vaste territoire qui incluait à l’époque les seigneuries de Sainte-Anne-des-Plaines et de Sainte-Sophie-de-Lacorne. À l’été 1833, il installe sa famille dans la maison seigneuriale alors située en bordure de l’étang, dans l’actuel parc Masson. Foudroyé par la maladie, il y mourut le 15 mai 1847, à l’âge de 56 ans. Il laisse à ses héritiers une fortune considérable et il est qualifié de « premier millionnaire canadien-français ».

La plaque de bronze installée à l’entrée du manoir en 1951 par les soins de la Commission des monuments historiques dit de lui que « par son aptitude aux affaires, son travail et son intégrité, il a mérité d’être cité en exemple à tous les Canadiens ».

Sa veuve, Sophie Raymond Masson, héritière de la seigneurie, réalise un projet que la mort soudaine de son mari avait empêché celui-ci de concrétiser, et elle entreprend bientôt la construction d’une résidence seigneuriale digne de son rang. De 1848 à 1854, l’architecte Pierre-Louis Morin mène à terme le projet de la seigneuresse. À la Noël 1854, elle prend possession de l’imposant bâtiment, bien vite qualifié de « château » par la population. C’est ce « manoir Masson » que nous avons le bonheur de pouvoir admirer encore dans toute sa splendeur, un siècle et demi plus tard.